Médiathèque Historique de Polynésie Française – MHP

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Lettres taïtiennes (1784)

Lettres Taïtiennes

Titre : Lettres Taïtiennes
Titre contemporain : Lettres tahitiennes
Auteur : Marie-Joséphine de Lescun de Monbart
Editeur : Chez Guillaune Théophile Korn – Breslau
Date : 1784
Sujet : Lorsque, le 15 avril 1768, la Boudeuse de Louis-Antoine de Bougainville s’apprête à larguer les amarres après neuf jours passés sur l’île de Tahiti, le chef local Ereti convainc les Français de prendre à leur bord un jeune Tahitien nommé Ahuturu. Au moment du départ, Bougainville remarque une jeune et jolie fille que l’insulaire qui venait avec nous fut embrasser. Il lui donna trois perles qu’il avait à ses oreilles, la baisa encore une fois ; et malgré les larmes de cette jeune épouse ou amante, il s’arracha de ses bras et remonta dans le vaisseau… Joséphine de Monbart fait partie de ces écrivains négligés par le canon littéraire : parce qu’elle était femme, parce qu’elle publiait en Prusse et non en France, parce qu’elle s’exprimait dans un style qui n’a pas survécu à la Révolution. Nous avons donc assez peu de détails sur sa vie et sur la réception de son œuvre. Source : http://www.jstor.org/stable/j.ctt2tt87m.
Type : monographie imprimée
Nombre de page : 326
Droits : Domaine public
Source : Bibliothèque de l’état de Bavière
Numérisation : Google
Lien : https://books.google.com/books?id=YYtCAAAAcAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Madame de Monbart : Lettres taitiennes (1786).

Vers 1786 parurent à Bruxelles et à Paris les Lettres taitiennes de Mme de Monbart.
Marie-Josèphe de l’Escun (8) de Monbart fut une femme de beaucoup d’esprit. Née à Paris en 1750, elle reçut une brillante éducation; elle épousa en 1775 M. de Monbart, qu’elle suivit en Prusse. Après la mort de ce dernier, elle épousa un gentilhomme allemand, nommé Sydow.
Elle publia à Berlin, en 1776, Les loisirs d’une jeune Dante, Sophie ou l’Éducation des filles, puis des Mélanges de littérature, dédiés au prince de Prusse (1779) et De l’Éducation d’une Princesse (1781) et enfin les Lettres Taitiennes, sans compter d’autres ouvrages en allemand.
C’est un roman par lettres échangées entre deux amants, Zeïr et] Zulica, «deux jeunes gens simples qui ne doivent avoir d’autre maître que la nature ». Zeïr abandonne Zulica dans son île fortunée pour se rendre à Paris. Excellente occasion pour esquisser une fois de plus le parallèle entre les deux pays.
Il faut citer une partie de l’introduction, qui, dans une langue charmante, chante les mérites sans nombre de Tahiti « qui possède un des plus doux climats de l’univers ». En voici la description, que n’aurait pas reniée l’auteur à’Atala : « Des montagnes escarpées, couvertes jusqu’aux sommets d’arbres toujours verts, la défendent des brûlantes ardeurs du midi; des vents doux et frais, qui y soufflent périodiquement, conservent à la verdure cette nuance délicate qu’un soleil trop ardent terniroit; mille sources limpides, après avoir lentement serpenté, pour fertiliser ces belles contrées, viennent se réunir en nappes de cristal dans l’intérieur de l’Isle ou retomber en colonnes argentées le long des rochers qui la bordent.

Pour en lire plus 

Extrait de Gautier Jean. Tahiti dans la littérature française à la fin du XVIIIe siècle. Quelques ouvrages oubliés [Les origines d’une légende]. In: Journal de la Société des océanistes, tome 3, 1947. pp. 43-56.

Categories:   1780 - 1789, Bibliothèque de l'Etat de Bavière, Français, Google Books, Société, Tahiti

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